Un drôle de voyage

On irait ramasser des chats teignes avait dit le pépé. Drôle d’idée de vouloir ramasser des chats, teigneux par dessus le marché. Moi, j’aime bien les chats alors je ne pouvais qu’être d’accord. Papy dit que je suis grand et qu’il était temps maintenant. On est parti au matin, dans la brume et le vent.Poursuivre la lecture de « Un drôle de voyage »

Je parle donc je suis

Parler, qu’est-ce que cela veut dire ? Déjà, entendons-nous sur l’outil. Nous émettons un son que nous modulons au moyen d’une cavité modifiable à souhait, notre bouche. Imaginez qu’il existe des langages basés sur le sifflement, le claquement de langue ou que sais-je encore. Ensuite, ce son, à la forme si particulière, désigne quelque chosePoursuivre la lecture de « Je parle donc je suis »

Omb rese tlu mières

Seul, avancé au bout des terres, il se dresse en dispensant sa lumière. Chaque nuit est un nouvel adversaire qu’il doit vaincre, qu’il doit mettre à terre. Seul, avancé si loin dans cette étendue d’eau, Il est indispensable. C’est son héroïque fardeau. Pourtant, il ne peut éclairer partout et tout le temps, alors il tournePoursuivre la lecture de « Omb rese tlu mières »

Un coup de poker

Ça faisait des jours qu’il les observait, tapis dans la végétation rare de la toundra. Cette fois, il en avait attraper un. Il l’avait prit au collet. Sa patience avait fini par porter ses fruits. Ça tenait du dernier pari. Ça faisait des lustres qu’il n’avait pas pu satisfaire son ventre creux. Ses dernières réservesPoursuivre la lecture de « Un coup de poker »

Apnée

Quand c’est le matin et que mes paupières refusent de laisser entrer la lumière, quand mon corps tout entier est incapable de bouger Prisonnier entre sommeil et réel Il se passe de longues minutes telles des ombres qui grandissent au couchant de la veille. Toutes semblables, uniformes. Toutes pareilles. Toutes drapées de noir et portantPoursuivre la lecture de « Apnée »

Le charisme

Parlons peu et parlons bien. Ça va nous changer de la langue de bois encore que, bûcheron que je suis, je lui trouve un certain charme ou tout du moins une élégance car, si elle n’a pas pour vocation la vérité, elle a le mérite de distraire et quitte à aller de mal en pisPoursuivre la lecture de « Le charisme »

Épiphanie

Je m’adosse aux murs d’un ancien temple érigé pour le don de l’amour mais pas pour qu’on lui rende La ruine de Rome et la perce-muraille me contemplent Elles, c’est la pluie qu’elles attendent. Ce lieu, abandonné des hommes construit à la gloire d’un paradis, éphémère décorum Ce lieu, tas de pierres inanimé Il est,Poursuivre la lecture de « Épiphanie »

Que ma joie demeure

Et si le partage, c’était faire la part de l’âge ? N’est-ce point là histoire de savoir-faire ? Encore que celui qui excelle dans l’affaire, ce n’est pas l’adulte. C’est l’enfant en bas âge. Il ne connaît pas encore la notion de propriété ni même celle de compétition. Son empathie est invariablement innée. Il aPoursuivre la lecture de « Que ma joie demeure »

Zombie

Oh la la la la qu’il a dit le sauvage !