Petit hêtre.

On y arrive par un chemin blanc, le cerfeuil sauvage y fait pétiller le mois de mai comme autant de bulles de champagne. Deci, delà, des alliaires, de la consoude, des stellaires, une orchidée parfois aussi. Des plantes qu’on ne regarde plus, masquées d’ordinaire.

Retour sur l’abruti

L’escargot à cela d’exemplaire qu’il a pris le parti de se dire que le chemin vaut plus que l’arrivée. Fort de ce constat et suite à ma conversation imaginaire avec moi-même, il me semble d’importance que de revenir sur ce mot abruti et comment je l’envisage. Loin d’être une insulte entre mes lèvres, c’est le constat d’une situation. Je développe.
Je fus, je suis et je serais encore régulièrement un abruti, un ahuri, un abasourdi. Je suis abruti de stimuli extérieurs. Qu’ils soient sonores, visuels, tactiles, odorants, ils emplissent toutes mes pensées et quand je suis dans cet état, je ne sais plus réfléchir.

Histoire de tuer le temps

Avant le commencement, il n’y avait rien, le néant. Néant s’ennuyait, il inventa Temps. Il aimait le voir courir. Mais courir dans le néant qui peut faire ça ?

La perspective dans le dessin

La perspective c’est quoi en fait ? Et si ce n’était qu’un exercice de pensée ?
Et si nous tenions l’outil du mauvais sens ? Et si l’ergonomie s’appliquait à l’immatériel ?

Ainsi soit-il

Tout comme l’alchimie qui tentait de changer le plomb en or, l’esprit peut suivre cette quête du trésor.

Scherzo

J’en étais réduit à attendre mon heure.
J’en étais réduit à espérer le moindre heurt.
La mort elle-même me semblait une option féconde.