Je parle donc je suis

Parler, qu’est-ce que cela veut dire ? Déjà, entendons-nous sur l’outil. Nous émettons un son que nous modulons au moyen d’une cavité modifiable à souhait, notre bouche. Imaginez qu’il existe des langages basés sur le sifflement, le claquement de langue ou que sais-je encore. Ensuite, ce son, à la forme si particulière, désigne quelque chosePoursuivre la lecture de « Je parle donc je suis »

Le jour de la carpe

Qu’adviendra-t-il quand on se rendra compte que ceux qui ont transmis ne sont que des abrutis, émules d’une civilisation de l’immédiat et qui se targue d’être avancée ? Pour avancer, elle avance. À rebours, toujours plus loin vers un nihilisme aveugle où l’argent est un ersatz de bonheur en conserve et on nous vend l’ouvre-boîtePoursuivre la lecture de « Le jour de la carpe »

Vanessa atalanta

De tes autres jolis noms, le vulcain ou l’atalante, tu as tout du commun. On te croise aux jardins fleuris et ta jeunesse au berceau des orties. Tu te dodelines chenille, livrée de noire et flanquée de jaune. Parée d’épines, pareille à une étrille, y a-t-il des sylphes à peigner dans ta faune ? TePoursuivre la lecture de « Vanessa atalanta »

La stratégie du pigeon

Tu es arrivé au bout du truc et tu t’étrangles que les autres ne puissent comprendre l’évidence. C’est si clair pour toi. Pour les autres, tu es un énième porteur de parole, un énième apôtre. Un qui sait mieux que tout le monde ce qui vaut, ce qui fait loi.

Retour sur l’abruti

L’escargot à cela d’exemplaire qu’il a pris le parti de se dire que le chemin vaut plus que l’arrivée. Fort de ce constat et suite à ma conversation imaginaire avec moi-même, il me semble d’importance que de revenir sur ce mot abruti et comment je l’envisage. Loin d’être une insulte entre mes lèvres, c’est le constat d’une situation. Je développe.
Je fus, je suis et je serais encore régulièrement un abruti, un ahuri, un abasourdi. Je suis abruti de stimuli extérieurs. Qu’ils soient sonores, visuels, tactiles, odorants, ils emplissent toutes mes pensées et quand je suis dans cet état, je ne sais plus réfléchir.

À phrase creuse, raison perdue

Que dire ? Que penser ? Partout sur la toile, traînent des phrases comme celles-ci. Elles se veulent porteuses de vérité. Elles nous enjoignent dans un mouvement fédérateur autant que positif. À priori, c’est inspirant. À priori, oui. C’est un prêt-à-penser, un dispensaire à pensées profondes, une apologie des Yfo-yaka, une paresse intellectuelle.

Ritournelles

Comment un esprit obnubilé par la liberté peut-il être qualifié de borné ?

Y a pas de mais

J’ai quitté, bien malgré moi et à regret, les troupeaux.
Je ne sais plus qui se cache ou qui se cachait sous les peaux.