Ad personam

Il avait sorti sa dernière clope. Un peu comme son dernier espoir. Il tapotait ses poches et cherchait de quoi l’allumer. Tout sonné qu’il était. Il s’était assis à même le trottoir. Il se foutait pas mal des autres et de leur regard. Quand il avait appris la nouvelle, il avait voulu prendre l’air dansPoursuivre la lecture de « Ad personam »

Un drôle de voyage

Le froid tombait dehors et moi dans l’ennui Nous étions de visite chez pépé et mamie et pourtant, du haut de mon jeune âge, quatre murs, ce n’est pas un paysage. Voyant cela, une voix tonna. On irait ramasser des chats teignes, avait dit le colosse qui me servait de pépé. Je me gausse. QuellePoursuivre la lecture de « Un drôle de voyage »

Omb rese tlu mières

Seul, avancé au bout des terres, il se dresse en dispensant sa lumière. Chaque nuit est un nouvel adversaire qu’il doit vaincre, qu’il doit mettre à terre. Seul, avancé si loin dans cette étendue d’eau, Il est indispensable. C’est son héroïque fardeau. Pourtant, il ne peut éclairer partout et tout le temps, alors il tournePoursuivre la lecture de « Omb rese tlu mières »

L’homme à tout faire

Phylémon parlait peu et quand il parlait, les gens disaient qu’il brodait, qu’il affabulait. Alors il se taisait la plupart du temps. Mais moi, je m’en foutais pas mal de ce que les autres pensaient, car à chaque fois que Phylémon me racontait une histoire, il m’emmenait avec lui, loin de notre quotidien crasseux. AucunPoursuivre la lecture de « L’homme à tout faire »

Que ma joie demeure

Et si le partage, c’était faire la part de l’âge ? N’est-ce point là histoire de savoir-faire ? Encore que celui qui excelle dans l’affaire, ce n’est pas l’adulte. C’est l’enfant en bas âge. Il ne connaît pas encore la notion de propriété ni même celle de compétition. Son empathie est invariablement innée. Il aPoursuivre la lecture de « Que ma joie demeure »

Petit hêtre.

On y arrive par un chemin blanc, le cerfeuil sauvage y fait pétiller le mois de mai comme autant de bulles de champagne. Deci, delà, des alliaires, de la consoude, des stellaires, une orchidée parfois aussi. Des plantes qu’on ne regarde plus, masquées d’ordinaire.

Retour sur l’abruti

L’escargot à cela d’exemplaire qu’il a pris le parti de se dire que le chemin vaut plus que l’arrivée. Fort de ce constat et suite à ma conversation imaginaire avec moi-même, il me semble d’importance que de revenir sur ce mot abruti et comment je l’envisage. Loin d’être une insulte entre mes lèvres, c’est le constat d’une situation. Je développe.
Je fus, je suis et je serais encore régulièrement un abruti, un ahuri, un abasourdi. Je suis abruti de stimuli extérieurs. Qu’ils soient sonores, visuels, tactiles, odorants, ils emplissent toutes mes pensées et quand je suis dans cet état, je ne sais plus réfléchir.

Ça t’étonne ?

Pardonnez mon entrée sans aucune introduction mais j’aimerai vous entretenir d’un sujet de friction. Vous connaissez sûrement mon goût de la fiction mais c’est un sujet tout autre qui réclame notre attention. On se sert de la Femme, de l’image de son corps nu pour exciter l’achat. Son sein sert à vendre la voiture etPoursuivre la lecture de « Ça t’étonne ? »

Hélichryse

Ça fait bien trois tremblements d’estomac que mon ventre marque 13 heures passées. Mamie et Papy cherchent la place idéale depuis bien trop longtemps et la Renault 12 flambante neuve n’en peut plus.  — Là !  bredouille Grand-père d’un doigt tremblant. Mamie engage déjà la manœuvre. La R12 finit d’expirer à l’ombre d’un arbre. JePoursuivre la lecture de « Hélichryse »