Le jour de la carpe

Qu’adviendra-t-il quand on se rendra compte que ceux qui ont transmis ne sont que des abrutis, émules d’une civilisation de l’immédiat et qui se targue d’être avancée ? Pour avancer, elle avance. À rebours, toujours plus loin vers un nihilisme aveugle où l’argent est un ersatz de bonheur en conserve et on nous vend l’ouvre-boîtePoursuivre la lecture de « Le jour de la carpe »

Le charisme

Parlons peu et parlons bien. Ça va nous changer de la langue de bois encore que, bûcheron que je suis, je lui trouve un certain charme ou tout du moins une élégance car, si elle n’a pas pour vocation la vérité, elle a le mérite de distraire et quitte à aller de mal en pisPoursuivre la lecture de « Le charisme »

L’homme à tout faire

Eustache … Eustache parlait peu et quand il parlait, les gens disaient qu’il brodait, qu’il affabulait. Alors il se taisait la plupart du temps. Mais moi, je m’en foutais pas mal de ce que les autres pensaient, car à chaque fois que Eustache me racontait une histoire, il m’emmenait avec lui, loin de notre quotidienPoursuivre la lecture de « L’homme à tout faire »

Obcaecatis

Les bouteilles n’ont plus le goût de rien et les couleurs se sont fait la belle. Les oiseaux aussi sont partis à tire d’elle.Il n’y a plus rien dans le ciel, plus rien d’aérien. Mon cœur et ma tête ne sont pas d’accord. Ils se disputent à savoir qui a tort et qui a ratéPoursuivre la lecture de « Obcaecatis »

Que ma joie demeure

Et si le partage, c’était faire la part de l’âge ? N’est-ce point là histoire de savoir-faire ? Encore que celui qui excelle dans l’affaire, ce n’est pas l’adulte. C’est l’enfant en bas âge. Il ne connaît pas encore la notion de propriété ni même celle de compétition. Son empathie est invariablement innée. Il aPoursuivre la lecture de « Que ma joie demeure »

Rien ne sert de vieillir, il faut mûrir à point

Il n’avait jamais aimé courir. C’est-à-dire qu’il n’en comprenait pas le principe ni encore moins comment on pouvait en tirer du plaisir. Courir après quelque chose ou pour en fuir une autre, il comprenait, mais courir pour courir, non. Définitivement pas. Il préfère la marche et là encore, c’est compliqué.

Tu seras une pomme, mon fils.

Il était une Foi, moi. J’étais entouré d’objets et perdu comme jamais. Le chant de l’oiseau m’agressait quand le ronron de la ville m’apaisait. Quelle drôle d’idée. Je ne connaissais rien du vivant et je m’engonçais de béton. On m’avait donné des bagages et une direction. On m’avait dit : Va par là, tu seras heureux. On m’avait montré l’horizon. Personne ne m’avait dit que c’est une ligne imaginaire.

Petit hêtre.

On y arrive par un chemin blanc, le cerfeuil sauvage y fait pétiller le mois de mai comme autant de bulles de champagne. Deci, delà, des alliaires, de la consoude, des stellaires, une orchidée parfois aussi. Des plantes qu’on ne regarde plus, masquées d’ordinaire.