Un drôle de voyage

On irait ramasser des chats teignes avait dit le pépé. Drôle d’idée de vouloir ramasser des chats, teigneux par dessus le marché. Moi, j’aime bien les chats alors je ne pouvais qu’être d’accord. Papy dit que je suis grand et qu’il était temps maintenant. On est parti au matin, dans la brume et le vent.Poursuivre la lecture de « Un drôle de voyage »

Épiphanie

Je m’adosse aux murs d’un ancien temple érigé pour le don de l’amour mais pas pour qu’on lui rende La ruine de Rome et la perce-muraille me contemplent Elles, c’est la pluie qu’elles attendent. Ce lieu, abandonné des hommes construit à la gloire d’un paradis, éphémère décorum Ce lieu, tas de pierres inanimé Il est,Poursuivre la lecture de « Épiphanie »

Vanessa atalanta

De tes autres jolis noms, le vulcain ou l’atalante, tu as tout du commun. On te croise aux jardins fleuris et ta jeunesse au berceau des orties. Tu te dodelines chenille, livrée de noire et flanquée de jaune. Parée d’épines, pareille à une étrille, y a-t-il des sylphes à peigner dans ta faune ? TePoursuivre la lecture de « Vanessa atalanta »

Obcaecatis

Les bouteilles n’ont plus le goût de rien et les couleurs se sont fait la belle. Les oiseaux aussi sont partis à tire d’elle.Il n’y a plus rien dans le ciel, plus rien d’aérien. Mon cœur et ma tête ne sont pas d’accord. Ils se disputent à savoir qui a tort et qui a ratéPoursuivre la lecture de « Obcaecatis »

À l’auberge sans nom

C’était une auberge modeste, nul besoin d’y porter la veste. Perdue dans un hameau coquet qui s’ouvrait sur les forêts. Nous nous y trouvions attablés. Nous nous partagions les mets, nous suspendions les heures. J’y ai connu de merveilleuses saveurs. Nous mêlions nos doigts comme on jongle. Elle aimait jouer avec le bout de mesPoursuivre la lecture de « À l’auberge sans nom »

Escargot

Nous ne partageons plus nos nuits,
ni nos soupirs entremêlés de vie.
Envolés les rires et nos petits bonheurs.
Nous ne mélangeons plus nos heures.

Anémo

Depuis que je t’ai vue, je ne me souviens plus
où j’habite ni ce que je fais. Je suis en orbite.
Je me souviens juste, qu’alors, il avait plu.
Je me souviens juste, qu’alors, j’étais en déficit.

Et si ?

Et si vous laissiez votre joli menton
 se poser, délicat, au creux de ma main ?

Alice

Si tu es perdue dans tes cauchemars Ne me cherche pas au delà de l’horizon et peu importe la raison, être heureux est un art. Je suis auprès de toi depuis le début Personne n’a le droit de te traiter comme un rebut Il ne tient qu’à toi de me voir. Saisis cette main, cetPoursuivre la lecture de « Alice »

Phare

Eh toi ! Je vois bien que tu sombres