Givres

Lorsque nous sommes allés
jusqu’au bout de cette jetée,
dans un blanc matin de février,
j’osais à peine te regarder

de peur que le charme ne cesse,
de peur que tu ne disparaisses.
Je me tenais à tes côtés,
juste un peu en retrait.

Tu voulais voir si le ciel touchait le lac
et si l’air était plus vif au bout de la jetée.
Pour pouvoir être à tes côtés, j’aurais changé
en océan, le moindre ruisseau, la moindre flaque.

Oh comme j’étais transis, comme j’étais fier
de partager le pas de mon amour riveraine,
comme on découvre tout de lumière
en suivant les pas d’une reine.

Ce moment me comblait et je n’osais
espérer de t’effleurer, ni même de t’avouer
que ton souffle marquait le mien
que, sans ton rire, il n’y avait plus rien.

Lorsque nous sommes allés sur ce lac gelé
et que tu me surpris et presque me déséquilibras
quand tu t’es réfugiée entre mes bras
en me disant que je devais être, moi aussi, gelé.

J’ai cru que le temps s’était figé.
Ton parfum, délicieux mélange
de limonade et de notes boisées,
semblaient se rire de moi qui étais aux anges.

Tu déposas une baiser pastel
à la naissance de mes lèvres vermeilles
et tu repartis de plus belle,
il fallait vérifier le ciel.

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