Le charisme

Parlons peu et parlons bien. Ça va nous changer de la langue de bois encore que, bûcheron que je suis, je lui trouve un certain charme ou tout du moins une élégance car, si elle n’a pas pour vocation la vérité, elle a le mérite de distraire et quitte à aller de mal en pis autant prendre du plaisir pendant qu’on se fait tondre.

Définissons, si vous le voulez bien et si vous ne voulez pas tant pis, fallait lire l’ordre de mission avant de se pointer à la réunion. Merci.

Pas d’objection ? Parfait, vous me semblez objectifs. Le charisme, qu’est-ce que c’est donc ? Il n’est pas question de char. Encore que, Ben Hur en manquait-il ? Bien évidemment que non. Toujours est-il que le charisme est une qualité qui transporte. Encore que le transport, n’est pas un cochon qui a changé de sexe. Je vous demanderai une petite minute d’attention.

Une chose qui transporte, c’est quelque chose qui prend un bidule à une porte A pour l’emmener à une porte B. Non, ce n’est pas un facteur. Encore que le facteur principal soit la notion de déplacement et non, déplacement ne veut pas dire casser son PEL. Je reprends. Il y a une notion de mouvement, de se mouvoir, de s’émouvoir.

Le charisme, c’est la force tranquille d’une personne qui s’est affranchie du qu’en dira-t-on. C’est un aplomb, un sang-froid en situation de crise. Le charisme, c’est avoir des valeurs morales et les incarner. Moi, président, … oups, je me suis trompé de discours, pardon.

Le charisme, c’est une personne avec qui tu as envie de passer du temps même quand elle ne dit rien. Elle n’a pas le besoin de parler incessamment pour combler un silence. Le charisme, c’est quand on a finalement décidé d’être soi pour soi, par soi et de l’assumer.