De glace

J’ai mal pour toi, toi qui ne sait pas encore dire
Toi qui t’interdis de ressentir
Toi qui t’emmures, croyant être à l’abri
T’ayant fait rempart de tes morceaux, de tes débris

Toi qui vois sans savoir regarder
Toi qui entends sans savoir écouter
Tu traverses t’écartant, farouche
de peur que quelqu’un ne te touche

Tu as, bien sûr, ton arsenal d’excuses.
Et tellement d’autres listes ou jamais ne figurent
Ni toi, ni maintenant.

Ni même le printemps.
Encore moins l’été et ses pots de confiture.
Tu sais, il n’existe aucune pierre que l’eau n’use.