Scherzo

J’en étais réduit à attendre mon heure.
J’en étais réduit à espérer le moindre heurt.
La mort elle-même me semblait une option féconde.

L’horloge me regardait. Sadique égrenant chaque seconde,
Grain de sable qui n’en pouvait plus de ne pas choir
comme un soleil usé désespérant l’arrivée du soir

Quelque chose, n’importe quoi qui vienne me sauver !
Et cette foutue aiguille qui ne bouge toujours pas.
La trotteuse a reculé d’un pas.
Je vais finir complètement cinglé !

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