Rêveries

Imagine un arbre champêtre
Juste là-bas, à quelques mètres
Ses branches quasi horizontales.
Des branches énormes, monumentales

Imagine t’adosser à son tronc, lève les yeux
Vois les feuilles s’élancer vers les cieux
Vois la lumière qui danse indécise
Vois l’ombre hésitante à la valse promise

Tu sens tout l’arbre bouger contre ton dos, doucement
Il dirige, il canalise la force du vent
comme un arc boutant inversé, une arche existentielle.

Et là, tu comprends. Les arbres sont les piliers qui supportent le ciel.
L’évidence te frappe comme une volée de bois vert.
Tu te tiens sur le plafond de la nef. La tête à l’envers.

Les anciens auront imité la nature pour lui rendre hommage.
Sculptée dans l’immortalité de l’inerte mais visible par tout oeil.
Les siècles auront effacé les couleurs mais pas le message.
L’arbre est cathédrale, sois humble mon ami, tu es à son seuil.