Symphonie en doigt majeur

Ô toi l’inénarrable
L’illustre inconnu
Toi qui rêves d’être porté aux nues
Torturé par toi-même de n’avoir jamais été enviable
Et tu ne le comprends même pas

D’autres te l’ont dit, t’ont montré la voie
mais ce qui n’est pas porté par ta voix
ne peut être vérité. Tel est ton sabre.

Nous avons déjà trop entendu
tes sinistres palabres
Toi, qui sait tout jusqu’au premier des pas
tu es plus vieux que tes ancêtres

Nous avons voulu faire une statue
à l’image de ton égo
Nous avons dû nous rendre à l’évidence
Nous n’aurons jamais assez de pierre

Mais tu devrais être fier
Combien sont tombés de par ton sillon ?
Écrasés car ils n’étaient pas toi, l’Évidence.
Triste sire, pauvre con.

À force de t’écouter parler
Tu finiras par ne parler qu’à toi-même.
Seul comme tu l’as toujours été.
Tu n’auras été de toi qu’un écho.