Le droit d’hauteur

Le développement qui va suivre est une réflexion personnelle. Elle n’a aucune prétention et ne saurait se substituer à aucun travail professionnel. Je m’appuie sur mes observations et quelques lectures de sociologie. Merci de votre compréhension.

Durant ma vie privée autant que professionnelle, j’interagis avec des personnes de différents milieux et une chose me taquine : le tic de langage ou le mot-refuge.

J’en vois plusieurs qui pourraient être catégorisés de cette manière :

Le subissant
Cette personne commence, souvent, ses phrases par « le problème, c’est que ». Elle utilise beaucoup le « on » ou bien de l’impératif de type « il faut ». Pour cette personne, tout est perdu d’avance. Tout est poids. Cette personne est le renoncement. Pourtant, changer un mot peut changer la façon de voir les choses. Il est possible de jouer sur son conditionnement. A dire « le problème c’est que » … Nous focalisons sur le problème. Si nous disons « les solutions seraient que » … Nous focalisons sur les solutions.

L’extrémiste égocentré
Cette personne ponctue ou termine ses discussions par « on est d’accord » ou « hors-de-question ». La rigidité, l’intransigeance la caractérise. Sortir de ce monologue peut s’avérer difficile parce qu’elle est dans le rejet complet et prend comme agression toute approche différente de la sienne puisque, pour elle, un avis différent est une attente à sa vie même. La coexistence n’existe pas. C’est un combat constant. C’est le signe d’une détresse forte. D’un incapacité à écouter. Une réaction d’animal acculé. D’un manque de reconnaissance. Avec le temps, tout se résout. Cette personne est dans une peur indicible, ineffable et c’est la pire.

Le positiviste acharné
« ça pourrait être pire » est sa phrase fétiche, il oublie que « ça pourrait être mieux » même « juste bien » existe aussi. Je fais le distinguo avec le subissant mais même combat. Le cerveau générant une cohérence, si vous vous dites que tout est gris alors votre cerveau ne sélectionnera que le gris et effacera le reste. Cette personne est le déni.

Le démonstrateur
Donc, par conséquent, et tous les connecteurs logiques n’ont plus de secret pour cette personne. L’utilisation est systématique. À se demander qui elle cherche à convaincre. Lui ? Ou son interlocuteur ? Cela peut être le signe d’un carcan professionnel trop lourd ou un manque de confiance en soi.

Il y en a sûrement d’autres profils et tous s’emmêlent plus ou moins les uns avec les autres. Des personnes qualifiées, compétentes ont certainement dû faire des travaux sur ces sujets. je ne prétends pas réinventer le beurre à couper l’eau tiède. Tous ces tics sont les symptômes d’une construction du soi défaillante/incomplète et les personnes s’y abîment. Heureusement, il est possible de se corriger. Pour cela, il faut pouvoir identifier. L’humain est perfectible après tout.

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