On vous rappellera

Einstein et l'intelligence

« De l’art de polluer un entretien d’embauche. »

On a tendance à l’oublier mais, pour le candidat, c’est un exercice difficile. Se faire juger par de parfaits inconnus en quelques minutes. Jugement qui se base sur la capacité à s’exprimer en public du candidat. En condition de stress et sur un parcours professionnel résumé en quelques lignes sur un bout de papier. Le candidat est face à un peloton d’exécution.

Mettre à l’aise le candidat

D’une manière générale, les personnes qui se prennent au sérieux sont des personnes dangereuses. C’est vrai pour les jurys aussi. Certains ont l’impression qu’ils doivent prouver leur technicité, leur autorité, leur légitimité en posant des questions très pointues dans leurs domaines de prédilection. Certains jurys se disent qu’ils doivent recruter des candidats valant autant qu’eux. Imaginez quand ils se tiennent eux-mêmes en haute estime … ou bien ceux qui sont spécialistes voire mono maniaques. Ceux-là vont mitrailler le candidat de questions hyper spécialisées. Un peu comme si vous vouliez embaucher un vendeur de voiture et que vous ne lui posiez que des questions sur ses connaissances en bouchon de radiateur. C’est effarant. Outre la caractère égotiste, avouez que c’est réducteur voire destructeur pour le candidat. Il faut garder en tête que celui qui est sur la planche, c’est le candidat. Le jury est le spectateur. Si le jury veut se donner en spectacle, il y a d’autres moyens et certainement pas à ce moment-là.

Les compétences professionnelles sont multiples

Passons aux facteurs aggravants. Les jurys qui se prennent au sérieux ont tendance à mitrailler de questions le candidat. Ce qui provoque l’effet Julien Lepers.

Pour résumé, le questionneur reste dans son champ de connaissance qu’il maîtrise forcément. Un observateur déduira que le questionneur est plus compétent que le questionné. Les autres jurys sont des observateurs. Le questionné fini par être dans l’incapacité de répondre puisqu’il basculera dans la peur de l’échec. Alors je pose la question, à quoi cela nous sert de détruire un candidat ? Celle ou celui qui me répond que c’est pour le tester, je les invite à consulter rapidement et cesser d’être dans des jurys. Un candidat est un potentiel. Quand on recrute un pompier, on le balance pas de suite dans le feu pour voir ? Non ? Si ?

Mais alors que faire ?

Pour nous, jury, nous devrons poser des questions techniques portant sur toutes les spécialités d’une profession et basculer sur des questions d’ordre plus général pour permettre au candidat d’être à son aise. Par exemple, exposons au candidat une situation inattendue dans son cadre professionnel. Demandons lui comment il réagirait.

Pour nous, candidat, le meilleur moyen est d’emmener le jury sur notre domaine de compétence sans non plus aller vers l’étalage. Quand j’ai commencé dans mon métier, je n’hésitais pas à proposer une démonstration car j’étais bien plus sûr de mon geste que de ma capacité à parler en public.

Aller vers la confrontation est rarement constructif en revanche démontrer que nous sommes capable dans notre domaine l’est. C’est vrai aussi bien pour le recruteur que pour le recruté.

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