Carnaval

J’ai toujours eu du mal avec la notion d’égoïsme. Je crois que je n’avais pas la bonne définition.  Revenons à la racine, du latin « ego » traduisible par « moi », « je ». Il semblerait que l’égoïsme soit la tendance à servir son intérêt propre au détriment de celui des autres. Je crois que j’étais dans une surcompréhension (oui, néologisme. Si le mot n’existe pas, il faut bien l’inventer). Je confondais Amour-propre et Égoïsme.

Quand mon amour-propre faisait surface, je l’identifiais comme égoïsme et un profond sentiment de culpabilité venait tout taire. Je m’autocensurais l’existence. C’est encore le cas. Difficile de se défaire de ce genre de chose mais en prendre conscience est une avancée, le nommer est une compréhension, le définir est une résolution… ou alors c’est le contraire…

Jolie phrase ? Oui, mais difficile de la comprendre alors imaginez l’appliquer. D’autres personnes sont dans l’inverse. Ils prennent l’égoïsme pour de l’amour-propre. Ces gens-là sont dangereux, toxiques. Ces gens-là ne se remettent jamais en question. Michel Audiard les désignait sous le terme de « con ». Raccourci salvateur, même les imbéciles comprennent. Je crois que l’autodérision nous sauvera de nous-mêmes. Vous avez remarqué cette tendance à vouloir ranger tout dans des catégories ? C’est rassurant de voir qu’on ne fait pas partie des Autres.