De l’inconditionnel au superlatif

Depuis le temps que me lisent certaines et certains d’entre vous, je crois que vous vous êtes aperçus mon amour du mot.

Et bien, en un mot comme en cent, merde. Ras-le-bol de lire des inepties et dans le fond et dans la forme. Ras-le-bol des titres « putaclics » chers à notre toile. Tous ces titres du genre:
« Vous ne devinerez jamais (…) et pourtant (…) »

Et j’en passe. A quoi bon étaler. L’emploi systématique des conjonctions de coordination. Ce célèbre Ornicar qui est toujours paumé et les « par conséquent », « donc », etc.
Quand je lis tout cela, la première question que je me pose est:

L’auteur du texte ne cherche-t-il pas à se convaincre lui-même ?

Et l’emploi, à tord et à travers du « tout simplement » ? Même constat, deux options:

1/L’auteur me prend pour un demeuré
2/L’auteur essaie de se convaincre encore, c’est lui le demeuré

Alors arrêtons. Une phrase c’est sujet/verbe/complément. Plus il y complexification, plus il y a de chances d’incompréhension. Cela rime à quoi ce championnat de paraphrase ? Cette surenchère de l’artifice ? A noyer l’essentiel ? C’est réussi.

C’est quand la dernière fois que vous avez dit un « merci » sans ajouter un « beaucoup » ou un « infiniment » ? Enfin si vous dites merci, bien entendu.

Les mots n’ont plus de valeur ou bien est-ce l’intention derrière le mot qui n’en a plus ?

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