Paris en bouteille

Et si jusque-là, j’avais fait fausse route. Difficile d’être objectif après tout.

Quand j’étais minot, on m’apprenait à attendre en ligne, à lever la main pour prendre la parole. A mettre comme modèle de réussite l’obtention de bonnes notes, on récompense la capacité à ingurgiter et à restituer les données, à obéir. Surtout pas la réflexion. Ce n’est jamais rien d’autre qu’un système de compétition. La culture de l’individualisme.

Et si chacun ne se réalisait que dans un acte collectif ?

Qui ne cherche pas, consciemment ou non, à se faire accepter par ses pairs ? C’est le seul moyen de se sentir « exister » ? Monter, c’est descendre un autre. Qui peut se satisfaire de ce genre de trône ? Qui ne s’est jamais entendu dire « si tu ne travailles pas bien à l’école, tu finiras cantonnier » ? Depuis quand est-ce dégradant ? Pourquoi cette apologie de « l’intellectuel » ? J’ai souvent vu plus de génie dans les mains d’un artisan que dans la plume d’un énarque. Intelligent. Tampon magique qui fait, de chacun, un prodige ou un pariah. Comme s’il n’existait qu’une intelligence. Comme s’il n’existait que ce filtre de perception mais dans quelle détresse serions-nous si c’était le cas.

Quelle tristesse !

Depuis quand l’intelligence peut-elle être quantifiable ? Pouvons-nous comparer le génie de Jules Verne avec celui de Nicolas Tesla, de Gandhi, de Dali  ? Quel est ce besoin de mettre tout dans des cases. Combien de génies perdus à cause de l’instruction ? Le besoin de normaliser… Pour rappel, la norme est la moyenne constatée d’un groupe donné. Dans ce genre de modèle, seule la médiocrité l’emporte.

Bref quand on sort de là… Les bons élèves sont rarement en capacité de s’épanouir dans leur vie adulte. Alors quoi ? Il y aurait autre chose ? Tout ne se résume pas à l’intelligence ? Savoir tout, c’est bien. Etre en capacité de s’en servir, c’est mieux. Une question en amenant une autre. Cela devient vertigineux. Je n’en détiens pas les réponses. Les petites filles sont en rose et jouent avec des poupées. Les petits garçons, en bleu et jouent avec des voitures. Cela ressemble furieusement à du conditionnement. Le sexe « faible » d’un côté, le sexe « fort » (?) de l’autre ? Ais-je foi en l’humanité ? Oui ! Ais-je foi en notre système ? Cela demande réflexion.

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