De l’inertie relative

un homme que l’on devine de dos

Il marche, inéluctable, il marche
Il y a comme de la fierté dans son pas
L’un après l’autre, sûrement
L’un après l’autre, résolument

Il marche, serrant les poings, il marche
Il y a comme une tristesse dans ses pas
L’un après l’autre comme un renoncement
L’un et puis l’autre, inexorablement

Il marche, accablé, il marche
Il y a comme de la lassitude dans son pas
L’un et puis l’autre, difficilement
L’un et puis l’autre, obstinément

Il marche, regardant au loin, il marche
Il y a comme une force dans ses pas
Fixe-t’il l’horizon ?
Sait-il qu’il ne l’atteindra jamais ?

Il marche, encore, il marche
Il y a comme un espoir dans ses pas
A-t-il seulement une raison ?
Se l’est-il seulement demandé ?

Il marche, seulement, il marche
Cet homme que l’on devine de dos